Un peu plus de moi
Pourquoi l'entrepreneuriat ?
Pendant ma première année à mon compte, j'ai cherché à reproduire tous les “codes” du milieu entrepreneurial et start-up (ou en tout cas l’idée que j’en avais).
Évidemment, ma plus belle expérience professionnelle a été dans le milieu start-up. Une année tellement riche et prenante, que je me suis imprégnée de tous les “rituels” : les journées à rallonge, les ambitions, les MVP, les levées de fond, les week-ends inexistants…
J’ai voulu faire la même chose. Parce que j’admirais chaque personne que je rencontrais. Encore plus quand elle me parlait de son parcours et de ses ambitions.
Sans m'en rendre compte, je me suis mise une pression (que personne ne m'avait demandée) à essayer de ressembler à ce modèle-là. Parce que c’était comme ça qu’on réussissait.
J’ai suivi des accompagnements collectifs régionaux, travaillé 10h par jour pour espérer faire grandir mon entreprise.

Place à la culpabilité
Puis j’ai culpabilisé dès que je manquais une journée ouvrée de taff, je me suis comparée à tous·tes les autres entrepreneur·euses autour de moi qui avancaient bien plus vite, qui avaient des occasions que je n’aurais jamais (le captial social tout ça tout ça).
Moi, ce que je voulais, c'était "juste" être freelance. Vivre de mon activité, dans mon coin, à mon rythme, et enfin ne plus avoir un rôle à jouer en travaillant en entreprise (le côté coporate m’a toujours un peu “dégouté”).
J’ai dû tomber bien bas pour me rendre compte que tout ça, ce n’était pas moi. Pas parce que je manquais de volonté ou de compétences. Mais parce que psychologiquement, ce fonctionnement-là ne me correspondait pas du tout.
Une santé mentale de chips (oups)

J’ai toujours eu une santé mentale fragile, des émotions très basses, des pleurs quasi quotidien, avec des années de psy à la clé.
Et en me lançant à mon compte, ça a bien été ça le plus difficile. Me rendre compte, qu’une fois de plus, je suis ma pire ennemie. Qu’une fois de plus, c’est psychologiquement que je n'arrive pas à gérer. Qu’une fois de plus, du fait de mon état mental, je devrais lutter encore plus que les autres pour y arriver.
Certains jours, c’est difficile. Je m’en veux d’être ainsi. D’autres jours ça va, j’ai conscience de la difficulté mais j’apprends à faire avec.
Je ne suis pas du genre à être fascinée par les vieux monsieurs blancs de l’époque, mais s’il y a bien une phrase qui me reste constamment en tête, c’est celle-ci de Gustave Flaubert :
“Je suis doué d'une sensibilité absurde, ce qui érafle les autres me déchire”
Heureusement, en cherchant à comprendre cette partie de ma personnalité, j’ai compris qu’il fallait que j’apprenne à fonctionner avec moi plutôt que contre moi. Et petit-à-petit, travaillé sur mes émotions pour mieux les comprendre, j’ai créé des outils et mis en place des process pour trouver mon rythme, ma zone de confort.
Ma mission
C'est de cette prise de conscience qu'est née ma mission : aider les solopreneur·euses neuroatypiques et créatif·ves à dévoiler leur sensibilité pour aller mieux et réussir.
Parce que je sais ce que ça fait de se battre contre soi-même pour rentrer dans un moule qui n'est pas le sien. Un moule qui finit par nous détruire.
Et je sais aussi à quel point tout change quand on arrête de se battre.
Pour enfin construire un cadre qui nous ressemble.
Mes faiblesses
Au quotidien, ça me tient également à cœur de montrer ma propre sensibilité, parce que l’on peut réussir en montrant ses faiblesses. Ce n’est pas une honte, tout le monde en a. Certaines personnes arrivent à plus les cacher que d’autres, c’est tout. Mais elles ne sont en aucun cas corrélées à la réussite.
Alors moi, j’ai envie d’être transparente pour, peut-être, montrer à d’autres personnes qu’elles ne sont pas seules.
Les sujets liés à la santé mentale me tiennent particulièrement à cœur. Je suis notamment formée en tant que secouriste en santé mentale (PSSM France), pour accompagner avec justesse et bienveillance les personnes qui, comme moi, vivent une sensibilité ou un fonctionnement hors de la norme.
Aujourd'hui, je mets tout ça au service des solopreneur·euses qui, comme moi hier, se battent contre elles-mêmes plutôt que d'avancer avec leur propre fonctionnement.
Si tu te reconnais dans ce parcours, j'ai hâte de faire ta connaissance et de voir comment je peux t’aider.